
Aimer
Sans
Frontières
ASF est une association à but non lucratif,
qui apporte son aide, sans intermédiaire,
à des enfants haïtiens
Interview de notre présidente :
"Pourquoi avez-vous fondé ASF ?"
Lors de l'adoption de mon fils en Haïti, j'ai vraiment été profondément choquée par la pauvreté et les conditions de vie incroyablement difficiles des gens à Port au Prince. Je me suis sentie impuissante face à leurs difficultés. J'ai été si émue par la force, la dignité, la gaieté des gens que j'y ai rencontrés... J'ai immédiatement su que moi, dans leur situation, je ne m'en sortirais pas, que je n'étais pas armée pour vivre dans de telles conditions !
Très concrètement, j'étais assise à l'arrière d'une voiture avec mon mari, mon fils endormi dans mes bras. Nous nous rendions à l'ambassade de France pour régler des papiers. Et je voyais défiler sous mes yeux des images terribles d'extrême pauvreté. Nous nous sommes arrêté longuement à un carrefour et j'ai croisé le regard perçant d'une maman qui portait, comme moi, son bébé endormi dans ses bras. Je ne sais pas si elle a vu la tristesse, la peine dans mes yeux... Elle m'a simplement souri créant si fugitivement le lien émotionnel le plus fort que j'ai jamais ressenti...
De retour en France, dans la douceur et le confort de ma vie je me suis dit que c'était indigne qu'au 21ème siècle des gens vivent dans une telle pauvreté, dans un tel dénuement qu'il fallait que cela change ! Il fallait faire quelque chose, mais quoi ? S'en remettre à une ONG internationale où j'aurais simplement donné de l'argent pour apaiser ma conscience ? Non, je ne fonctionne pas comme ça : moi, j'aime agir. Alors, j'ai décidé d'agir moi, à ma façon et à mon niveau. J'ai repris contact avec Gladys Thomas, la Directrice de l'orphelinat et j'ai créé Aimer Sans Frontières. Et, dans ma famille et dans notre petit cercle d'amis nous agissons pour aider ces enfants, ces orphelins du bout du monde, si chers à mon coeur. Mon fils me dit parfois que notre action est si infime qu'il se demande si cela en vaut la peine... Alors, je lui réponds, à mon tour, par un sourire...